Lors de l’audience publique tenue au siège de la Cour de Jijel, en chambre du conseil, le mardi 12 mai 2026, sous la présidence du juge et des conseillers de la Cour, l’affaire concernant l’étudiant universitaire Yasser Rouibah, connu pour son activité politique et de défense des droits humains sur les réseaux sociaux, a été examinée en l’absence de ses avocats, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale algérien.
L’accusé est poursuivi criminellement pour « appartenance à une organisation terroriste », « diffusion d’idées et recrutement au profit d’une organisation terroriste active à l’étranger », ainsi que pour les délits « d’offense au président de la République », de « diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique ou à l’ordre public » et « d’outrage aux agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions ».
Les faits reprochés remonteraient aux mois de décembre 2025 et janvier 2026 à Jijel, dans des faits n’ayant pas encore dépassé le délai légal de prescription et relevant de la compétence du tribunal criminel de première instance de la Cour de Jijel. Les poursuites sont engagées sur la base des articles 144 bis, 149 bis 15, 196 bis, 87 bis et 87 bis 3 du Code pénal algérien.
À l’issue de l’audience, le président de la Cour et les conseillers ont décidé de reporter le dossier criminel de Yasser Rouibah à la prochaine session criminelle prévue au mois de novembre, tout en le maintenant en liberté totale et sans aucune mesure préventive ou restrictive.
« Merci à toutes les personnes qui m’ont soutenu, à celles qui ont cru en moi et accordé leur confiance à mon engagement politique pour la génération ZD. Merci aux habitants de la wilaya de Jijel, aux voisins, amis, proches, supporters de la Jeunesse sportive de Jijel (JSD) ainsi qu’aux personnes libres en Algérie et à l’étranger. Que Dieu vous bénisse tous. »
« Dieu merci, je suis libre à nouveau. »
Yasser Rouibah