Tunisie : Sonia Dahmani frappée une nouvelle fois par l’oppression

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L’avocate et chroniqueuse tunisienne Sonia Dahmani, libérée fin novembre, est condamnée à une nouvelle peine de deux ans de prison. 

Cette affaire a été engagée à la suite d’une plainte déposée par l’Administration générale des prisons. Ses motifs font échos à des déclarations à la radio datant de 2023 sur la situation pénitentiaire en Tunisie.

De ce fait, le tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict ce lundi 25 mai, après une audience tenue vendredi. Son avocat, Me Sami Ben Ghazi, a fait appel de cette nouvelle condamnation.

Sonia Dahmani a déjà été condamnée quatre fois dans des affaires toutes liées à des déclarations ou publications dans les médias avec des peines allant d’un à deux ans de prison. Depuis fin novembre 2025, elle demeure en liberté conditionnelle en raison de son arrestation le 11 mai 2024. 

D’abord attaquée pour ses critiques du racisme en Tunisie où elle évoquait l’existence de cimetières et autobus réservés aux personnes noires dans certaines régions : “Le racisme existe, je n’ai rien inventé. Si je dois aller en prison pour l’avoir dit, qu’il en soit ainsi” . Elle a aussi fait l’objet d’une autre condamnation pour avoir ironisé à la télévision sur les migrants subsahariens et leur désir de s’installer durablement en Tunisie. Ce discours avait déclenché une violente campagne anti-migrants dans le pays.

Depuis un coup de force en juillet 2021, le président s’est octroyé les pleins pouvoirs et réprime des dizaines d’opposants, avocats, journalistes et militants de l’aide aux migrants. Ils sont emprisonnés en vertu du décret 54, pour des motifs liés à la législation antiterroriste ou pour « complot contre l’État ».

Riposte Internationale fait part de son plus grand soutien à l’avocate Dahmani et l’ensemble de sa famille et proches.

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