Trois ans de prison ferme pour le militant Ahmed Sidi Moussa

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La Cour criminelle de première instance près le Conseil judiciaire d’Adrar a condamné, ce lundi 22 juin 2026, le détenu d’opinion et militant Ahmed Sidi Moussa à trois années de prison ferme.

Ahmed Sidi Moussa était poursuivi pour le crime d’« apologie d’actes terroristes par quelque moyen que ce soit », en vertu de l’article 87 bis du Code pénal algérien. Lors de son procès, le ministère public avait requis une peine de sept années de prison ferme assortie d’une amende avant que la juridiction ne prononce une condamnation à trois ans de prison.

Le militant avait été placé en détention provisoire le 29 janvier 2026 sur décision du juge d’instruction près le tribunal de Timimoun. Il est resté détenu pendant près de cinq mois avant son jugement devant la Cour criminelle de première instance d’Adrar.

Connu pour son engagement dans la société civile, Ahmed Sidi Moussa a déjà fait l’objet de poursuites judiciaires et de périodes d’incarcération en raison de ses activités militantes et de ses prises de position publiques. Cette nouvelle condamnation s’inscrit dans une série de procédures engagées contre lui au cours des dernières années.

L’affaire relance également les débats autour de l’article 87 bis du Code pénal, régulièrement utilisé dans des dossiers visant des militants, défenseurs des droits humains et personnes poursuivies pour leurs opinions. Depuis sa modification en 2021, cette disposition fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une définition jugée large des infractions liées au terrorisme et aux activités subversives.

Plusieurs organisations nationales et internationales estiment que cette formulation permet d’étendre le champ des poursuites à des activités relevant de l’exercice pacifique de la liberté d’expression, d’association ou de participation à la vie publique.

La condamnation d’Ahmed Sidi Moussa intervient ainsi dans un contexte marqué par la poursuite des débats autour de l’utilisation de l’article 87 bis et de ses conséquences sur les libertés publiques en Algérie.

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