Riposte Internationale

Tribunal de Dar El Beida : huit ans de prison requise contre Djamila Bentouis

bentouis

Le parquet près le tribunal de Dar El Beida, à Alger, a requis une peine de huit ans de prison ferme à l’encontre de l’activiste franco-algérienne Djamila Bentouis à cause d’une chanson.

Prévu initialement le 20 juin, le procès de l’activiste franco-algérienne Djamila Bentouis s’est tenu ce 27 juin devant le tribunal de Dar El Beida à Alger. Le parquet a requis contre elle une peine de huit ans de prison ferme avec l’interdiction légale, selon une publication sur Facebook de l’avocate membre du collectif de défense des détenus d’opinion Fetta Sadat.

Djamila Bentouis, 60 ans et mère de trois enfants, a été arrêtée à son entrée en Algérie pour assister à l’enterrement de sa mère. Elle a été placée en détention, le 3 mars 2024, par le juge d’instruction près le tribunal criminel de Dar El Beida. Elle a été poursuivie pour avoir écrit et interprété une chanson engagée, dans laquelle elle dénonce la répression et l’incarcération des activistes du Hirak.

Le 26 mai 2024, la chambre d’accusation près la Cour d’Alger a requalifié les faits qui lui sont reprochés et transféré son affaire devant la section correctionnelle. Elle abandonné les charges criminelles d’ « appartenance à une organisation terroriste » en vertu de l’article 87 bis du code pénal, et maintenu les délits d’ « atteinte à l’unité national » et « d’incitation à attroupement ».

Le verdict de ce procès sera rendu le 4 juillet prochain.