Le tribunal de Béjaïa a examiné aujourd’hui l’affaire de l’enseignante universitaire Sabaihi Hakima, poursuivie pour incitation à un rassemblement non armé et pour outrage aux autorités judiciaires, conformément aux articles 100 et 146 du Code pénal.
Lors de l’audience, le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme ainsi qu’une amende de 20 000 dinars algériens. Après les plaidoiries de la défense, l’affaire a été mise en délibéré et le verdict sera rendu le 04 juin 2026.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par de nombreuses critiques visant le pouvoir algérien, régulièrement accusé par des militants et défenseurs des droits humains de multiplier les poursuites judiciaires contre les voix critiques, les universitaires et les militants engagés. Pour plusieurs observateurs, ces procès traduisent un durcissement du climat politique et une volonté de restreindre les libertés d’expression et de rassemblement.
À travers cette nouvelle procédure judiciaire, les dénonciations d’un pouvoir jugé de plus en plus autoritaire continuent de se faire entendre, notamment au sein de la société civile, qui voit dans ce type d’affaires une pression exercée contre toute forme de contestation ou d’engagement public.
Source : Mehdi Zidane