Le juge d’instruction près le tribunal d’Akbou a ordonné la remise en liberté de Malek Sebahi et de Md Arezki Bouredji, tandis que Mabrouk Tabti a été placé sous contrôle judiciaire, à l’issue de leur présentation devant la justice. Cette décision permet aux deux premiers de retrouver leurs familles, alors que les procédures judiciaires se poursuivent.
Malek Sebahi poursuivi dans le cadre d’une information judiciaire
Le défenseur des droits humains Malek Sebahi, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), avait été arrêté le 23 juillet 2026. Les services de sécurité avaient procédé à une perquisition de son domicile avant de le placer en garde à vue pendant quatre jours.
Présenté le 27 juillet 2026 devant le procureur de la République près le tribunal d’Akbou, il a ensuite comparu devant le juge d’instruction, qui a ouvert une information judiciaire à son encontre pour le chef d’accusation d’« utilisation des technologies de l’information et de la communication pour soutenir les activités ou diffuser les idées d’une organisation terroriste », en application de l’article 87 bis du Code pénal algérien.
À l’issue de cette première audition, le magistrat a ordonné sa remise en liberté, tout en maintenant les poursuites judiciaires.
Arrestation d’Arezki Bouredji
Md Arezki Bouredji, directeur d’école et président du syndicat des directeurs des écoles de la wilaya de Béjaïa, avait été interpellé à son domicile de Chemini, dans la région de Sidi Aïch, avant d’être présenté devant la justice.
À l’issue de son audition devant le juge d’instruction, il a été remis en liberté.
Mabrouk Tabti placé sous contrôle judiciaire
Le militant Mabrouk Tabti, originaire de la commune d’Ighram, a lui aussi été arrêté dans le cadre de cette affaire. Après sa comparution devant le juge d’instruction, celui-ci a décidé de le placer sous contrôle judiciaire, mesure qui lui permet de quitter la détention tout en restant soumis aux obligations fixées par la justice pendant le déroulement de l’enquête.
Soulagement des proches et des soutiens
La décision du juge d’instruction a été accueillie avec soulagement par les familles, les proches et les soutiens des trois hommes, qui ont salué la mobilisation des avocats de la défense.
Plusieurs organisations et militants des droits humains continuent d’appeler à l’abandon des poursuites engagées contre les trois hommes et demandent la libération des personnes qu’ils qualifient de « détenus politiques et d’opinion ». De leur côté, les autorités judiciaires poursuivent l’instruction des dossiers conformément aux procédures en vigueur.
Source : Hocine Boumedjane.