L’association SOS Disparus d’Alger s’est vue placer sous scellés par le ministère de l’Intérieur algérien aujourd’hui. Cette décision témoigne la poursuite d’une politique de répression exercée contre les ONG.
Sans communication détaillée des autorités sur les raisons de cette mesure, les membres de l’association parlent d’une décision arbitraire qui entrave directement leur travail auprès des familles de disparus. Les locaux de l’organisation auraient été fermés et placés sous scellés, empêchant toute activité administrative, juridique ou de soutien aux familles de victimes.
Rappelons également qu’en juillet 2025, la présidente de l’association, Madame Nassera Dutour, s’est vue interdire l’entrée sur le territoire algérien, alors même qu’elle est citoyenne algérienne titulaire d’un passeport valide. Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une politique d’oppression visant certaines voix critiques et indépendantes.
Depuis sa création, SOS Disparus accompagne les familles de personnes disparues, en particulier celles dont les proches ont disparu durant la décennie de violence des années 1990 en Algérie. Pour les défenseurs des Droits Humains, cette fermeture symbolise une nouvelle étape dans la restriction de l’espace civique.