À Sétif, la justice a requis une lourde peine à l’encontre de Maître Mounir Gharbi, avocat et membre du collectif de défense des détenus d’opinion. Lors de l’audience, le parquet a demandé deux ans de prison ferme, assortis d’une amende de 200 000 dinars, à son encontre.
Maître Gharbi est connu pour son engagement en faveur de la défense des libertés publiques et des prisonniers d’opinion. Sa mise en cause suscite de vives inquiétudes parmi les avocats, les militants des droits humains et les observateurs de la scène judiciaire, qui y voient une nouvelle pression exercée sur les défenseurs des droits fondamentaux.
La décision du tribunal n’a pas encore été rendue. Le délibéré a été fixé au 1er février 2026, une date désormais très attendue par la défense et les soutiens de l’avocat.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large marqué par la poursuite judiciaire de plusieurs acteurs engagés dans la défense des droits et des libertés en Algérie, relançant le débat sur l’indépendance de la justice et la protection des avocats dans l’exercice de leur mission.