À Sétif, le militant Salah Naâmani a été condamné à un an de prison ferme assorti d’une amende financière, à l’issue d’une procédure de comparution immédiate, sans mandat de dépôt.
Selon les informations disponibles, le procureur de la République près le tribunal de Sétif a décidé de renvoyer Salah Naâmani devant la section correctionnelle, où le jugement a été rendu dans un délai très court. Bien que la peine prononcée soit ferme, l’intéressé n’a pas été immédiatement incarcéré.
Cette condamnation intervient dans un contexte marqué par la poursuite des militants et des voix critiques, suscitant l’inquiétude des défenseurs des droits humains. Ces derniers dénoncent le recours fréquent à la comparution immédiate, une procédure qui limite souvent les possibilités de préparation de la défense.
De nombreuses voix appellent au respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et d’engagement citoyen, et demandent la fin des poursuites judiciaires visant les militants d’opinion.