Le 3 mai 2026 s’est tenu devant le tribunal criminel d’appel d’Alger, siégeant à la Cour d’Alger, le procès en appel dans l’affaire dite des « 49 accusés ». Cette audience concernait l’appel du jugement rendu le 13 novembre 2022 par le tribunal criminel de première instance d’Alger, siégeant au tribunal de Dar El Beïda.
Lors du procès de première instance, Mebarki Miloud avait été acquitté des faits à caractère criminel mais condamné à 18 mois de prison ferme et 50 000 dinars d’amende pour « atteinte à l’intégrité du territoire national ».
Bêchakh Lahlou, Amichi Tahar, Hamzi Lounes, Bentaleb Madjid, Khabzaoui Hakim, Chabane Mourad, Chelbabi Nadir, Iftayéne Yahia et Moknache Mira avaient été condamnés à 18 mois de prison dont 4 mois avec sursis ainsi qu’à une amende de 50 000 dinars, notamment pour « propagation de fausses informations » et « atteinte à l’intégrité du territoire national ».
Zouaoui Rezik, Azem Hocine et Aït Chebib Bouaziz avaient été relaxés du chef de « propagation de fausses informations » de nature à nuire la sécurité publique ( article 196 bis du code pénal ) , mais condamnés à 14 mois de prison ferme et 50 000 dinars d’amende pour « atteinte à l’intégrité du territoire national ( article 79 du code pénal ) ».
Bouaoune Hamza avait été acquitté du chef de port illégal d’un uniforme réglementaire ( article 244 du code pénal ) , mais condamné à 18 mois de prison dont 4 mois avec sursis pour « propagation de fausses informations » et « atteinte à l’intégrité du territoire national ( articles 196 bis et 79 du code pénal ) ».
En revanche, Abdeslam Abdennour, Mehenni Sofiane, Redouane Noureddine, Ouahioune Larbi, Akkouche Kaci, Belkaria Toufik, Benyekhlef Fouzi, Akkouche Mustapha, Bourouchou Samir, Bouhala Hocine, Bellili Hocine, Kouidemi Mourad, Saidani Massinissa, Bensalem Achour et Boussadia Salim avaient été acquittés de l’ensemble des faits qui leur étaient reprochés.
Les condamnés ainsi que le ministère public avaient interjeté appel de cette décision.
Lors du procès en appel du 3 mai 2026, le représentant du ministère public a requis dix ans de réclusion contre Mebarki Miloud et cinq ans de prison ferme contre l’ensemble des autres prévenus.
À l’issue des délibérations, le tribunal criminel d’appel d’Alger a confirmé les condamnations prononcées contre Mebarki Miloud, Bêchakh Lahlou, Bouaoune Hamza, Amichi Tahar, Chelbabi Nadir, Aït Chebib Bouaziz, Azem Hocine et Chabane Mourad.
La Cour a également confirmé les acquittements d’Abdeslam Abdennour, Mehenni Sofiane, Redouane Noureddine, Yahioune Larbi, Akkouche Kaci, Boulekaria Toufik, Benyekhlef Fouzi, Akkouche Mustapha, Bourouchou Samir, Bouhala Hocine, Kouidemi Mourad, Saidani Massinissa, Bensalem Achour et Boussadia Salim.
Le tribunal a en revanche infirmé les condamnations prononcées contre Hamzi Lounes, Bentaleb Madjid, Khabzaoui Hakim, Iftayéne Yahia, Moknache Mira et Zouaoui Rezik, ordonnant leur relaxe de l’ensemble des faits retenus contre eux.
Par défaut, la Cour a également confirmé la relaxe de Bellili Hocine.
À noter qu’à une exception près, les personnes condamnées ont déjà purgé leur peine.
Cette affaire continue de relancer les débats autour des poursuites visant des militants et détenus d’opinion en Algérie ainsi que sur la question d’une justice libre et indépendante.
Source : Fetta Sadat