Le journaliste Abdelkrim Zeghileche se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une affaire judiciaire qui soulève de nombreuses interrogations sur la liberté d’expression et les responsabilités sur les réseaux sociaux.
Ce mardi, il a comparu devant la justice dans le cadre de l’affaire n°16. Le verdict dans ce dossier est attendu pour le 19 mai prochain. Mais à peine cette audience terminée, une autre échéance judiciaire se profile déjà : Zeghileche devra de nouveau se présenter devant le tribunal ce mercredi 6 mai, cette fois dans le cadre de l’affaire n°17.
Au cœur de cette seconde procédure, des publications qu’il affirme ne pas avoir écrites. Selon ses déclarations, les contenus incriminés ont été partagés au sein du groupe Facebook « Radio Constantine », un espace ouvert qui rassemble plus de 32 000 membres. Le journaliste insiste : il ne connaît pas les auteurs de ces publications et n’en est en aucun cas responsable.
Cette situation pose une question centrale : peut-on être tenu pour responsable de contenus publiés par d’autres dans un groupe aussi vaste ? Avec des dizaines de milliers de membres, la modération exhaustive d’un tel espace apparaît, en pratique, quasi impossible.
« Je serai jugé non pas pour ce que je dis, mais pour ce que disent les autres », déplore le journaliste, dénonçant une logique qu’il estime injuste.
Cette affaire intervient dans un contexte où les questions liées à la régulation des contenus en ligne et à la responsabilité des administrateurs de groupes ou de pages font débat. Elle pourrait ainsi faire jurisprudence et alimenter les discussions sur les limites entre liberté d’expression, responsabilité individuelle et contrôle des plateformes numériques.
En attendant le verdict du 19 mai et l’issue du nouveau procès prévu dès le lendemain de cette première audience, le cas d’Abdelkrim Zeghileche reste emblématique des tensions actuelles entre justice, médias et réseaux sociaux.