Le tribunal de Dar El Beïda a décidé de reporter le procès de plusieurs militants, universitaires et défenseurs des droits humains, initialement convoqués devant la juridiction criminelle de première instance. La nouvelle date d’audience a été fixée au 5 février 2026.
Parmi les personnes concernées figure Maître Sofiane Ouagli, avocat et membre du collectif de défense des détenus d’opinion, dont l’engagement en faveur des libertés publiques et des droits fondamentaux est bien connu. Sont également poursuivis Mira Megnache, professeure universitaire, ainsi que Khidir Bouchlaghem, Belâayel Rafiq, Ben Krou Ghillas, Achiche Taher, Rekkad Lounès, Ismaïl Bouazza, Ben Ouchen Hakim, Malek Boujemaâ et son fils Mokrane, Youba Menguelat et son père Meloud Menguelat, surnommé Hussein.
Ce report intervient dans un contexte marqué par une pression judiciaire croissante sur les voix critiques, les universitaires, les militants et les avocats engagés dans la défense des droits et des libertés en Algérie. Pour de nombreux observateurs, ces poursuites s’inscrivent dans une dynamique plus large de restriction de l’espace civique et de criminalisation de l’opinion.
Les proches des prévenus, leurs avocats et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une procédure qu’ils jugent politique, rappelant que les personnes poursuivies sont connues pour leur engagement pacifique et leur action publique légitime.
En attendant la prochaine audience, prévue pour février 2026, les regards restent tournés vers la justice, avec l’espoir que le droit à un procès équitable et le respect des libertés fondamentales soient pleinement garantis.
Source : Maître Fetta Sadate