Relizane : le procès de cinq militants et ex-détenus d’opinion fixé au 3 novembre 2026

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Nous avons appris ce mercredi 14 octobre 2026 que le procès d’Ibrahim Rachdi, Sofiane Bounoua, Boualem Boudissa, Ilyes Filali et Assia Khaldi, ainsi que des personnes poursuivies avec eux, est programmé pour le 3 novembre 2026, selon les informations communiquées. Les chefs d’accusation et les circonstances précises de cette affaire n’ont pas été détaillés dans les éléments disponibles.

Boualem Boudissa condamné dans une autre affaire

Cette annonce intervient alors que le militant politique Boualem Boudissa a été condamné, le 12 octobre 2026, par le tribunal de Chéraga, à Alger, à un an de prison et à une amende de 100 000 dinars algériens, pour des publications sur Facebook. Jugé le 28 septembre, il était poursuivi notamment pour « outrage au président de la République », « diffusion de fausses informations susceptibles de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public », et « atteinte à l’intégrité nationale ». Le parquet avait requis trois ans de prison et une amende de 100 000 dinars.

Ancien détenu d’opinion, Boualem Boudissa avait déjà été incarcéré en septembre 2022 et avait passé seize mois à la prison de M’Sila avant sa libération.

Riposte Internationale alerte sur les libertés fondamentales

Riposte Internationale condamne les poursuites et les peines d’emprisonnement qui sanctionnent l’expression pacifique d’opinions politiques. Cette affaire nous amène à alerter sur les risques potentiels d’atteinte aux garanties consacrées par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) auquel l’Algérie est partie depuis 1989, notamment son article 19, qui protège la liberté d’opinion et d’expression, et son article 14, qui garantit le droit à un procès équitable et la présomption d’innocence.

Ces dispositions doivent être pleinement respectées dans toute procédure judiciaire. Nous réclamons la transparence sur les charges retenues contre les personnes convoquées à Relizane, le respect de leurs droits à la défense et des garanties d’un procès équitable. Nous appelons les autorités algériennes à mettre fin à toute restriction injustifiée de l’expression politique pacifique et à réexaminer la condamnation de Boualem Boudissa, conformément aux obligations internationales de l’Algérie en matière de droits humains.

Sources : Karim Aït Maouche, Riposte Internationale.

Le 14 octobre 2026.

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