Riposte Internationale

Qui veut éliminer Danone Djurdjura Algérie du marché national ?

Employees of the company Centrale Danone, a subsidiary of French multinational Danone, protest in front the parliament in Rabat on June 5, 2018, against the boycott of the brand in Morocco.
More than a month after its launch, an unprecedented boycott campaign in Morocco against three well-known brands has revived criticism against links between the country's business and political elite. The campaign is targeting Afriquia service stations, Sidi Ali water and Danone milk -- leaders in their sectors -- and calling for a drop in prices.
 / AFP PHOTO / Fadel SENNA

Danone Djurdjura Algérie est manifestement la cible de nombreuses attaques en vue de l’éliminer du marché national. Après la décision de fermeture de ses unités de Blida et d’Akbou d’anciennes images d’ateliers désaffectés de cette marque ont été rendues publiques pour l’enfoncer et la discréditée auprès de l’opinion.

Ce que dément la première concernée. Danonce Djurdjura Algérie a précisé dans un communiqué rendu public aujourd’hui jeudi 5 mars 2020, sur sa page Facebook, que « toute la matière première ainsi que tous les produits finis sont conformes à la réglementation.»

Dans ce communiqué, Danone Djurdjura Algérie affirme avoir « constaté la diffusion mardi 3 mars d’images de notre site de production de Blida sur les réseaux sociaux. Ces images sont en fait celles d’une ligne désaffectée depuis des mois et ne reflètent en rien la réalité de nos process de production.Nous sommes soumis à des exigences internationales de qualité que nous respectons strictement, et nous confirmons que toute notre matière première ainsi que tous nos produits finis sont conformes à la réglementation ».Danone Djurdjura Algérie rappelle aussi avoir obtenu « un agrément sanitaire valide et délivré par les autorités compétentes locales pour l’ensemble de ses sites de production. »Mais cette société qui a investi plus de 100 millions d’euros pour moderniser ses outils de production, selon des déclarations de son DG François Lacombe, fait travailler près de 1400 salariés, un réseau de 1500 fermiers et un milliers d’autres intervenants.Depuis quelques jours elle semble essuyer les plâtres de sa réussite. A la suite de la fermeture de son usine de Blida, elle a rendu public un communiqué dans lequel elle réfute l’argumentaire de la Direction du contrôle des prix. « Nous déclarons qu’après nos premières vérifications, suite aux allégations postées aujourd’hui sur les réseaux sociaux, notre processus de production est tout à fait conforme à nos procédures internes et à la réglementation algérienne », affirme-t-elle dans le communiqué.Elle se veut rassurante et ajoute : « Nous tenons à rassurer nos consommateurs que notre entreprise accorde la plus grande importance à la qualité de ses produits finis et au choix de ses matières premières. Nous nous assurons de garantir des procédures qui respectent la réglementation algérienne en vigueur ».Puis de rappeler sa disposition à « collaborer avec les autorités locales de la wilaya de Blida, pour clarifier cette situation et faire tout le nécessaire pour rassurer nos consommateurs ».Une petite dizaine de producteurs-transformateurs de lait se partagent le très lucratif marché du yaourt en Algérie. Hadra, Soummam, Palma Nova, Danone, Hodna, Trêfle, Betouche, Hadra.