Pour la quatrième fois, le procès de Mira Moknache, Tahar Achiche, Rafik Belayel, Elkhodir Bouchlaghem, Arezki Hidja, Lounès Ghougad, Ghilas Benkerou et Salim Bouaza a été reporté, prolongeant une attente devenue insoutenable. Détenus depuis 23 mois, ils demeurent privés d’un jugement définitif, tandis que leurs familles vivent dans l’angoisse et l’incertitude.
L’annonce de ce nouveau renvoi a provoqué un profond désarroi parmi les détenus et leurs proches. Après près de deux années de privation de liberté, chaque report est ressenti comme une nouvelle épreuve, alimentant un sentiment d’abandon et d’incompréhension face à une justice qui tarde à se prononcer.
Au-delà de ces huit personnes, cette situation ravive le débat sur les détentions prolongées et le respect du droit à être jugé dans un délai raisonnable. Pour les soutiens des détenus, ces reports successifs illustrent une injustice qui se répète et qui inflige une souffrance supplémentaire à des familles déjà éprouvées.
Les voix qui réclament une issue à cette affaire se multiplient. Elles dénoncent une détention qu’elles qualifient d’arbitraire et appellent à ce que la justice remplisse pleinement sa mission, dans le respect des droits fondamentaux et des principes d’équité.
Face à cette nouvelle décision de report, la mobilisation ne faiblit pas. Les soutiens des détenus affirment qu’ils continueront à dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice et à exprimer leur solidarité envers toutes les personnes qu’ils estiment injustement incarcérées, dans l’espoir qu’une décision intervienne enfin.
Source : Nadia Matoub