Détenu depuis le 15 février 2026 à la prison de Cheffa, dans la wilaya de Blida, l’enseignant universitaire et chercheur en Histoire antique Ouhachi Tahar demeure dans l’attente de la programmation de son procès devant le tribunal criminel de première instance de Blida.
Lors d’une visite effectuée récemment au centre pénitentiaire où il est incarcéré, l’universitaire a tenu à adresser un message de gratitude à l’ensemble des personnes qui continuent de lui témoigner leur solidarité depuis le début de son incarcération.
Le dossier judiciaire a connu une évolution majeure le 6 mai dernier. Par un arrêt rendu à cette date, la chambre d’accusation près de la cour de Blida a ordonné le renvoi de l’accusé devant le tribunal criminel de première instance. Deux chefs d’inculpation ont été retenus contre lui : crime d’apologie d’actes terroristes par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, ainsi que le délit de propagation de fausses informations susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique et à l’ordre public. Les poursuites s’appuient sur les articles 87 bis 04, 87 bis 12 et 196 bis du Code pénal.
Dans l’attente de l’ouverture de son procès, Ouhachi Tahar assure garder un bon moral : « Ma conviction est que la justice et l’équité vont triompher tôt ou tard. Le moral est bon. Je compte toujours sur votre soutien », a-t-il déclaré.
Ce message intervient alors que de nombreuses voix continuent de réclamer sa libération et dénoncent le recours à l’emprisonnement dans des affaires liées à l’expression d’opinions. Pour ses soutiens, ce cas s’inscrit dans un contexte plus large marqué par la persistance de poursuites visant des universitaires, militants, journalistes et citoyens poursuivis pour leurs prises de position.
La mobilisation en faveur de l’enseignant-chercheur reste active sur les réseaux sociaux et au sein de plusieurs cercles de défense des libertés publiques. Ses proches et ses soutiens appellent à un procès équitable et au respect des droits de la défense, tout en renouvelant leur demande de remise en liberté.
En attendant la fixation de la date d’audience, l’universitaire poursuit son combat depuis sa cellule et remercie celles et ceux qui continuent de porter sa voix à l’extérieur.
Riposte internationale envoie tout son soutien à Ouhachi Tahar et ses proches.
Liberté pour tous les détenus et détenues d’opinion.
Source : Fetta Sadat