Omar Aït Larbi : deux ans de prison requis en appel devant la Cour de Béjaïa

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Le militant Omar Aït Larbi a comparu ce mercredi devant la Cour de Béjaïa dans le cadre du procès en appel du jugement rendu le 28 juillet 2026 par le tribunal correctionnel d’Amizour, qui l’avait condamné à six mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 dinars, pour « exposition au public de publications dont l’objectif serait de porter atteinte à l’intérêt national ». Lors de l’audience, le parquet a requis une peine de deux années de prison ferme. Après la plaidoirie de la défense, qui a demandé la relaxe, l’affaire a été mise en délibéré : le verdict sera rendu le 9 septembre 2026, et devrait permettre de déterminer si la peine prononcée en juillet dernier, ainsi que le maintien en détention qui l’accompagne, seront confirmés, réduits ou infirmés. Quatre avocats étaient présents aux côtés du militant : Me Djamila Agroussen, Me Linda Bouafia, Me Brahim Hamour et Me Mehdi Zeidan.

Cette condamnation faisait suite à des publications diffusées par l’activiste sur Facebook, dans lesquelles il commentait les élections législatives du 2 juillet 2026 — le procureur avait alors déjà requis deux ans de prison ferme.

Militant originaire de la région de Béjaïa et figure connue de l’activisme kabyle depuis le Hirak de 2019, Omar Aït Larbi fait l’objet depuis plusieurs années d’un harcèlement judiciaire répété, marqué par plusieurs condamnations et gardes à vue, notamment en 2022 et en avril 2024. Le jugement du 28 juillet 2026 se distingue toutefois de ces précédentes affaires par le mandat de dépôt qui l’a accompagné, alors que ses condamnations antérieures ne l’avaient jamais privé de liberté.

Cette accumulation de poursuites a valu à la région de Béjaïa et à la Kabylie en général d’être décrites comme particulièrement touchées par la répression judiciaire visant les militants et anciens acteurs du Hirak. Réagissant à la condamnation du 28 juillet, le Comité pour la Justice (CFJ) l’avait dénoncée, y voyant une atteinte à la liberté d’expression et un usage répété des poursuites judiciaires pour sanctionner des prises de position exprimées en ligne, incompatible avec les engagements internationaux de l’Algérie — notamment l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

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