Figure connue du Hirak à Aïn Témouchent, Malik Riahi s’est fait connaître par son engagement en faveur des libertés et par la diffusion des manifestations populaires sur les réseaux sociaux. Au fil des années, il a fait l’objet de nombreuses poursuites judiciaires et de plusieurs périodes de détention. Son nom a également été cité dans des rapports consacrés aux atteintes aux libertés fondamentales en Algérie.
Dans un message empreint d’émotion adressé à sa mère, Malik Riahi livre un témoignage bouleversant sur la souffrance de l’emprisonnement, mais aussi sur la détermination de ceux qui continuent à défendre leurs convictions malgré les épreuves.
Tout au long de sa lettre, il appelle sa mère à ne pas céder au découragement. « Ne pleure pas, maman », écrit-il à plusieurs reprises, l’exhortant à garder la tête haute et à rester fière de ses enfants. Il affirme que leur seul tort est d’avoir aimé leur pays et d’avoir choisi un engagement fondé sur la fidélité à leurs convictions.
Malik Riahi décrit également la douleur vécue par sa famille au fil des années. Il évoque les sacrifices consentis, les épreuves traversées ainsi que la perte de la tranquillité familiale. Il rend notamment hommage à son père, présenté comme une source de force et un exemple ayant transmis à ses enfants les valeurs de dignité et de persévérance.
Dans ce message, le détenu d’opinion revient aussi sur les blessures laissées par ce qu’il considère comme des injustices et des trahisons. Il affirme que leurs rêves ont été brisés à plusieurs reprises et que ceux qui les poursuivent cherchent non seulement à les atteindre personnellement, mais également à affaiblir la cause qu’ils défendent.
Malgré cette souffrance, Malik Riahi refuse toute résignation. Il affirme que la vérité finira par triompher, que la nuit finira par se dissiper et que les chaînes finiront par se briser. Il présente son engagement et celui de ses proches comme le prolongement d’un attachement profond à leur pays et aux valeurs qu’ils ont reçues de leur mère.
La lettre s’achève sur un appel poignant : celui d’un fils demandant à sa mère de ne pas pleurer, convaincu que sa tristesse constitue une souffrance plus difficile encore que l’épreuve de la détention elle-même.
Au-delà de l’émotion qu’elle suscite, cette lettre rappelle le coût humain des poursuites et des détentions qui frappent de nombreux détenus d’opinion. Derrière chaque prisonnier se trouvent aussi des familles, des parents, des mères et des proches qui vivent au quotidien l’attente, l’inquiétude et la séparation.
Source : Hirak Moumene