Mourad Atmimou poursuivi pour « apologie du terrorisme » : les motifs de son placement sous mandat de dépôt désormais connus

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Le journaliste Mourad Atmimou, placé sous mandat de dépôt le jeudi 9 juillet 2026 par le juge d’instruction près le tribunal d’Azazga (wilaya de Tizi-Ouzou), est poursuivi pour apologie du terrorisme, atteinte aux symboles de l’État et diffusion de discours de haine, selon plusieurs sources concordantes. Ces poursuites relèvent de l’article 87 bis du Code pénal algérien.

Journaliste connu en Kabylie, Mourad Atmimou s’est fait connaître notamment à travers l’émission « Tizi n Wassa-a », diffusée sur Dzaïr TV avant la fermeture de la chaîne. Il poursuivait depuis son activité sur les réseaux sociaux, où il commentait régulièrement l’actualité politique et sociale.

Mourad Atmimou avait été interpellé le mardi 7 juillet 2026 à la cafétéria Kessi, en face de la cité universitaire Hasnaoua à Tizi-Ouzou, par des agents en civil. Il avait ensuite été conduit au commissariat d’Azazga, où ses téléphones avaient été saisis afin d’être soumis à une expertise par les services spécialisés.

Au moment de son arrestation, ni son lieu de garde à vue ni les accusations retenues contre lui n’avaient été officiellement communiqués. Dans un communiqué publié le 8 juillet 2026, Riposte Internationale avait dénoncé cette situation, qualifiant les faits d’« enlèvement » en raison de l’absence d’informations sur son sort durant les premières heures de sa détention.

Selon les informations désormais disponibles, le journaliste est poursuivi pour apologie du terrorisme, atteinte aux symboles de l’État et diffusion de discours de haine. Plusieurs sources indiquent que les poursuites seraient liées à des publications critiques des élections législatives diffusées sur les réseaux sociaux.

L’article 87 bis du Code pénal, qui définit les actes qualifiés de terroristes ou subversifs, a été considérablement élargi lors de la réforme du Code pénal de 2021. Depuis cette modification, de nombreuses organisations de défense des droits humains dénoncent l’utilisation récurrente de cette disposition contre des journalistes, des militants et des opposants politiques exerçant pacifiquement leur liberté d’expression.

Le placement en détention provisoire de Mourad Atmimou suscite de vives inquiétudes parmi les journalistes, les défenseurs des droits humains et plusieurs acteurs de la société civile. Ces derniers appellent au respect des garanties d’un procès équitable ainsi qu’à la protection de la liberté de la presse et de la liberté d’expression.

Sources : Arraw n Tlelli, Maghreb Emergent, Riposte Internationale.

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