Mohamed Matri : le parcours d’un détenu d’opinion condamné à quatre ans de prison

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Mohamed Matri, originaire de Tadjenanet, dans la wilaya de Mila, est présenté comme un prisonnier d’opinion détenu depuis la fin de l’année 2023.

Selon les informations disponibles, il a été condamné en première instance à trois ans de prison ferme sur le fondement de l’article 87 bis du Code pénal algérien. En appel, sa peine aurait été portée à quatre ans de prison ferme.

D’après des témoignages d’anciens détenus ayant partagé sa détention, Mohamed Matri aurait été incarcéré à la prison d’El Bordj il y a environ trois mois. Les informations concernant son lieu de détention actuel n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante.

L’article 87 bis, régulièrement invoqué dans des affaires liées à la lutte contre le terrorisme et les atteintes à la sûreté de l’État, fait l’objet de critiques de la part de plusieurs organisations de défense des droits humains, qui estiment que son application peut conduire à la poursuite de personnes pour l’exercice pacifique de leurs libertés fondamentales. Les autorités algériennes, pour leur part, défendent son utilisation comme un instrument de protection de la sécurité nationale.

Le cas de Mohamed Matri est cité parmi ceux de personnes considérées par leurs soutiens comme des prisonniers d’opinion. Ces derniers appellent à sa libération ainsi qu’à celle des autres détenus poursuivis ou condamnés pour des motifs qu’ils jugent liés à l’expression de leurs opinions ou à leur engagement politique.

Source : حساني توفيق.

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