Le militant Hamid Derradj devant la justice de Bouira, ses soutiens dénoncent la pression judiciaire

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Le militant politique et syndicaliste Hamid Derradj s’est présenté jeudi 23 juillet 2026 devant la justice de Bouira dans le cadre de son contrôle judiciaire. Accompagné par des proches et des militants, il continue de faire face à une procédure judiciaire ouverte depuis plusieurs mois, que ses soutiens considèrent comme liée à son engagement syndical et citoyen.

Hamid Derradj a comparu devant la justice de Bouira afin de signer sa présence dans le cadre des obligations imposées par son contrôle judiciaire. À cette occasion, des militants qui l’accompagnent ont réaffirmé leur solidarité et dénoncé les difficultés rencontrées par les personnes engagées dans la défense des libertés publiques.

Le militant fait l’objet d’une procédure judiciaire depuis son arrestation le 13 mai 2025, lorsque les forces de police avaient perquisitionné son domicile familial et procédé à son interpellation. Son téléphone portable avait également été saisi. Selon ses soutiens, les interrogatoires avaient principalement porté sur ses activités syndicales, son engagement dans la défense des droits humains ainsi que sur des opinions exprimées pacifiquement sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

Le 5 novembre 2025, Hamid Derradj avait comparu devant le juge d’instruction du tribunal de Boufarik, dans la wilaya de Blida, dans le cadre de cette affaire. À l’issue de cette audience, le juge d’instruction avait ordonné son placement sous contrôle judiciaire.

Les poursuites engagées à son encontre portent notamment sur des accusations d’incitation à un attroupement non armé, de publication de contenus susceptibles de nuire à l’intérêt national et de diffusion d’informations qualifiées de malveillantes pouvant porter atteinte à l’ordre public.

Le parquet près le tribunal de Tizi Ouzou avait requis, le 18 mars, une peine de six mois de prison assortie d’une amende de 300 000 dinars contre le militant.

Cette affaire est suivie par des militants et des défenseurs des droits humains qui dénoncent une multiplication des poursuites visant des acteurs syndicaux, associatifs ou politiques pour leurs activités publiques et leurs prises de position. Ils estiment que l’expression d’opinions critiques et l’engagement citoyen pacifique ne devraient pas conduire à des procédures pénales.

La présence de ses soutiens lors de ses démarches judiciaires illustre la mobilisation qui continue autour de son dossier, dans un contexte où plusieurs militants et détenus d’opinion font l’objet d’appels à la libération et au respect des libertés fondamentales.

Sources : SHOAA for Human Rights, Riposte Internationale, Moussa Haddadi.

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