La répression judiciaire visant les journalistes et les voix critiques se poursuit en Algérie. Le dossier du journaliste et poète Abdelali Mezghich a été officiellement programmé devant la chambre d’accusation de la Cour d’Alger.
Selon les informations communiquées par son avocate, Maître Fatiha Rouibi, l’audience est fixée au 22 février 2026. Cette audience devra examiner l’appel introduit par la défense contre la décision du juge d’instruction ayant ordonné le placement en détention provisoire du journaliste et poète.
Cette procédure intervient dans un contexte marqué par une multiplication des poursuites judiciaires contre les journalistes, les artistes, les militants et les intellectuels en Algérie, souvent sur la base d’accusations liées à la liberté d’expression, aux publications, ou aux prises de position publiques.
Le maintien en détention provisoire de Abdelali Mezghich suscite une vive inquiétude parmi les défenseurs des droits humains et les acteurs de la société civile, qui dénoncent une instrumentalisation de la justice pour faire taire les voix critiques.
Cette audience du 22 février 2026 représente une étape décisive dans son dossier judiciaire. Elle déterminera soit la confirmation de son maintien en détention, soit une possible remise en liberté, dans un climat de forte pression nationale et internationale autour du respect des libertés fondamentales en Algérie.
Une fois encore, ce dossier illustre la fragilité de la liberté de la presse et de la liberté d’expression dans le pays, et pose la question du rôle de la justice dans la protection — ou la restriction — des droits civiques.