Le CNAPEST menacé de dissolution : alerte sur les libertés syndicales en Algérie

Retour à  Accueil 

Le Conseil National Autonome du Personnel Enseignant de l’Enseignement Secondaire et Technique (CNAPESTE ) fait l’objet d’une procédure de dissolution engagée par les autorités algériennes. Si elle aboutit, cette mesure frapperait l’un des syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation.

Le motif avancé est administratif : une non-conformité des statuts du syndicat avec la nouvelle législation sur l’exercice syndical. Mais dans le contexte actuel, cette procédure est perçue comme une menace politique visant à neutraliser une organisation syndicale jugée trop revendicative.

Une telle dissolution, si elle était prononcée, contreviendrait aux conventions 87 et 98 de l’Organisation Internationale du Travail, ratifiées par l’Algérie, qui interdisent la dissolution administrative des syndicats. Elle heurterait aussi l’article 69 de la Constitution algérienne qui garantit le droit syndical.

Au-delà du cas du CNAPESTE, c’est tout le champ du syndicalisme autonome qui se sent visé. La perspective de cette dissolution envoie un signal inquiétant aux autres organisations : l’espace pour l’action syndicale indépendante se rétrécit. L’approche sécuritaire tend à se substituer au dialogue social, pourtant indispensable pour traiter les crises que traverse l’école algérienne.

Faire taire les syndicats ne règle pas les problèmes de l’éducation. Cela supprime des interlocuteurs, ferme des canaux de négociation et alimente les tensions.

La liberté syndicale est un droit fondamental. Sa remise en cause fragiliserait l’État de droit et les acquis démocratiques.

Notre Solidarité la plus totale avec le CNAPESTE .

Soutenez notre combat

Chaque don compte pour nos combats juridiques.
➔ Je soutiens l’association