À Jijel, le militant Arbid Bachir a été officiellement convoqué pour comparaître devant la justice le 3 mars 2026. Il est poursuivi pour « outrage au Président de la République » ainsi que pour « incitation à l’attroupement », des chefs d’accusation fréquemment utilisés contre des figures de l’engagement citoyen.
Cette nouvelle affaire s’inscrit dans un climat marqué par la pression judiciaire exercée sur des militants et des acteurs de la société civile, notamment depuis le Hirak. De nombreuses organisations et défenseurs des droits humains dénoncent une instrumentalisation de la justice pour réduire au silence les voix critiques et dissuader toute mobilisation pacifique.
La convocation d’Arbid Bachir suscite déjà une vague de réactions et de solidarité, notamment sur les réseaux sociaux, où des citoyens et militants appellent à un procès équitable, respectueux des libertés fondamentales et du droit à l’expression.
Le rendez-vous judiciaire du 3 mars 2026 est désormais perçu comme une nouvelle étape dans une série de procédures qui interrogent sur l’état des libertés publiques et la place accordée à l’engagement politique pacifique en Algérie.