Intervention d’Ilyas Lahouazi, président du RCD France, à l’occasion de l’ouverture de la 5ᵉ Université d’été de Riposte Internationale

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À l’occasion de l’ouverture de notre Université d’été à Nibelle le 18 août 2026, Ilyas Lahouazi a pris la parole devant les participants réunis pour plusieurs journées d’échanges, de débats et de réflexion.

« Chères militantes, chers militants,
Chers amis de Riposte Internationale,
Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup de regret que je ne peux être parmi vous aujourd’hui pour l’ouverture de cette 5ᵉ édition de l’Université d’été de Riposte Internationale. Étant actuellement en congé et éloigné de la région, je tenais néanmoins à être présent à vos côtés par ces quelques mots.

Je remercie chaleureusement Riposte Internationale, son bureau fédéral, ainsi qu’Ali Ait Djoudi, pour leur invitation et pour l’occasion qui m’est donnée de m’adresser à vous.

Je souhaite avant toute chose m’incliner avec respect devant la mémoire de notre ami, frère et camarade Ahmed Ait Bachir, Si Hmimi, à qui cette édition est dédiée.

Rendre hommage à un militant, ce n’est pas seulement évoquer son souvenir. C’est faire vivre les valeurs et les combats auxquels il a consacré une partie de son existence.

Si Hmimi était de ceux qui ont choisi l’engagement, la fidélité à leurs convictions et la défense de la dignité humaine. Son attachement à la culture et à l’identité amazighes, aux droits humains, à la démocratie et aux libertés restera dans la mémoire de celles et ceux qui l’ont connu et qui ont partagé ses combats.

À son fils Mahman , à sa famille, à ses proches, à ses amis et à ses compagnons de lutte, j’adresse, en mon nom personnel et au nom du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie – France, nos pensées les plus fraternelles.

Paix à son âme et fidélité à sa mémoire.

Chers amis,

La tenue d’une Université d’été consacrée aux droits humains, à la formation des militants et à la réflexion sur la situation politique en Algérie et en Afrique du Nord est une initiative importante.

Car défendre les droits humains exige de la conviction, mais aussi de la connaissance, de la méthode et de la persévérance.

Former les défenseurs des libertés fondamentales, leur permettre de mieux connaître les mécanismes du droit international, documenter les violations, accompagner les victimes et créer des espaces de dialogue sont autant d’actions indispensables.

Nous savons également que la démocratie ne se résume pas à des institutions ou à des rendez-vous électoraux. Elle suppose la liberté d’expression et d’organisation, le pluralisme politique, l’indépendance de la justice et de la presse, le respect des droits humains et la possibilité, pour chaque citoyenne et chaque citoyen, de participer librement à la vie publique.

Pour nous, militants du RCD, ces principes ne sont ni circonstanciels ni négociables.

Notre engagement pour une Algérie démocratique et moderne est indissociable de notre attachement aux libertés individuelles et collectives, à la justice sociale, à l’État de droit et à la reconnaissance pleine et entière de notre identité dans toutes ses dimensions, notamment amazighe.

Nous restons convaincus que l’avenir de notre pays doit se construire par le débat politique pacifique, la confrontation démocratique des idées et la mobilisation citoyenne.

La diversité des opinions ne doit jamais être considérée comme une menace. Elle constitue au contraire l’une des conditions essentielles d’une société libre.

C’est pourquoi les passerelles entre militants politiques, défenseurs des droits humains, syndicalistes, universitaires, acteurs associatifs et citoyens engagés sont précieuses. Nous pouvons avoir des parcours différents, des sensibilités différentes et parfois des désaccords. Mais nous devons savoir nous retrouver lorsqu’il s’agit de défendre la dignité humaine, les libertés fondamentales et le droit de nos peuples à décider librement de leur avenir.

La diaspora algérienne a, elle aussi, une responsabilité particulière. Elle doit demeurer un espace de liberté, de débat et de solidarité, et contribuer à faire connaître et défendre les aspirations démocratiques de la société algérienne, tout en préservant son autonomie et son pluralisme.

Je veux donc saluer le travail accompli par Riposte Internationale et toutes celles et ceux qui donnent de leur temps, de leur énergie et parfois beaucoup d’eux-mêmes pour défendre les victimes de violations des droits humains et maintenir ouverts les espaces de dialogue.

À vous toutes et tous qui participez à cette Université d’été, je souhaite des échanges riches, libres et constructifs.

Que ces quatre journées permettent de transmettre des connaissances, de confronter les expériences, de renforcer les solidarités et, surtout, de faire émerger de nouvelles initiatives au service des droits humains, de la démocratie et des libertés.

Et puisque cette édition porte le nom et la mémoire de Si Hmimi, faisons en sorte que cet hommage ne soit pas seulement un moment de souvenir, mais aussi un engagement à poursuivre ce qui donne tout son sens au militantisme : ne jamais renoncer à la liberté, à la dignité et à la démocratie.

Je regrette sincèrement de ne pouvoir partager ce moment avec vous physiquement et j’espère avoir très prochainement l’occasion de retrouver les amis de Riposte Internationale et l’ensemble des participants.

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente Université d’été, des débats fructueux et une pleine réussite dans vos travaux.

Vive la liberté.
Vive la démocratie.
Et vive une Algérie libre, démocratique, moderne et plurielle.

Fraternellement, »

Ilyas Lahouazi : Président du RCD France

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