Le tribunal de Béjaïa a condamné l’enseignante universitaire Hakima Sebaihi à une amende de 100 000 dinars ainsi qu’au versement de 100 000 dinars de dommages et intérêts au Trésor public.
Hakima Sebaihi était poursuivie pour « incitation à un rassemblement non armé » ainsi que pour « outrage aux autorités judiciaires », sur la base des articles 100 et 146 du Code pénal.
Enseignante à l’Université de Béjaïa, écrivaine et militante, Hakima Sebaihi est connue pour ses prises de position sur les questions politiques et les libertés publiques. Son nom a déjà été associé à plusieurs procédures judiciaires ces dernières années en lien avec son activité militante et ses publications sur les réseaux sociaux.
Cette condamnation intervient dans un contexte marqué par la poursuite de procédures judiciaires visant des universitaires, militants et citoyens engagés dans l’expression de leurs opinions. Les poursuites liées à l’exercice des libertés publiques continuent de susciter des inquiétudes parmi de nombreux observateurs.
Riposte Internationale exprime sa solidarité avec Hakima Sebaihi et réaffirme son attachement à la liberté d’expression, à la liberté académique et au droit de réunion pacifique. L’organisation appelle au respect des libertés fondamentales et à la fin des poursuites visant les personnes exerçant pacifiquement leurs droits.
Source : Maitre Mehdi Zidane.