Le dossier en appel concernant Fethi Gherras, coordonnateur national du parti MDS, actuellement visé par une décision de suspension judiciaire de cette formation politique, a une nouvelle fois été renvoyé par la chambre pénale de la Cour d’Alger. L’audience est désormais fixée au 7 juillet 2026, après plusieurs reports qui entretiennent une situation d’incertitude.
Cette procédure fait suite au jugement rendu le 21 octobre 2025 par la section pénale du tribunal d’Hussein Dey, qui avait condamné le militant politique à deux années de prison ferme, à une amende de 300 000 dinars, ainsi qu’à la confiscation des objets saisis.
Les poursuites reposent sur deux chefs d’inculpation : l’outrage à corps constitué, prévu par l’article 146 du Code pénal, et la propagation de fausses informations parmi le public susceptibles de porter atteinte à l’ordre public et à la sécurité publique, en vertu de l’article 196 bis du Code pénal.
Lors de l’audience du 5 mai 2026, le représentant du ministère public avait requis une aggravation de la peine prononcée en première instance. L’affaire avait alors été mise en délibéré pour le 19 mai 2026. Toutefois, cette décision a été reportée et le dossier remis au rôle pour une nouvelle audience fixée au 9 juin 2026.
À cette date, aucun jugement n’a finalement été rendu. La Cour a décidé d’un nouveau renvoi, reportant l’examen du dossier au 7 juillet 2026. Cette succession de reports alimente les interrogations sur les délais de traitement d’une affaire qui revêt une dimension politique et suscite l’attention de nombreux observateurs.
Dans tout État de droit, la justice doit pouvoir exercer sa mission en toute indépendance, à l’abri de toute pression et dans le respect des garanties fondamentales du procès équitable. Les citoyens sont en droit d’attendre une décision rendue dans des délais raisonnables, fondée exclusivement sur le droit et les faits établis.
Pour une justice libre, indépendante et garante des libertés fondamentales.
Source : Fetta Sadat