Le 30 août 1998, Farid Tallaa est arrêté dans la région de Constantine par des agents des forces de sécurité, dans des circonstances qui restent encore aujourd’hui floues. Depuis ce jour, aucune information officielle n’a été donnée sur son sort. Ni lieu de détention, ni explication, ni reconnaissance : Farid Tallaa disparaît sans laisser de trace.Comme pour des milliers de disparus durant les années 1990 en Algérie, sa famille est laissée dans l’attente, entre espoir et silence imposé. Plus de vingt-cinq ans après, elle continue de réclamer une chose simple : la vérité.
Aujourd’hui encore, cette disparition continue de peser sur sa famille, qui n’a jamais cessé de réclamer des réponses.
Ce matin, le calme d’un foyer constantinois a été brutalement interrompu. Samia Bekouche, épouse de Farid Tallaa disparu depuis 1998, a été arrêtée par les services de sécurité. Son fils a été emmené avec elle, mais il a été relâché peu après, tandis que Samia reste détenue sans motif officiel.
Lors de son interrogatoire, les autorités l’ont contrainte à contacter son autre fils, Faouzi, vivant en France et engagé depuis des années pour comprendre le sort de son père. L’appel, passé en haut-parleur, a été l’occasion de pressions directes : arrêter toutes les démarches judiciaires, cesser tout contact avec les instances étrangères, et des menaces explicites : « On va te ramener de France. »
Cette affaire illustre un mode opératoire inquiétant : intimider les familles des disparus pour les réduire au silence. Aujourd’hui, Samia Bekouche est toujours retenue, et son fils continue de lutter à distance pour obtenir des réponses.
La situation appelle une réaction urgente : ces intimidations doivent cesser, et Samia doit retrouver sa liberté.