Le Conseil judiciaire d’El Tarf a programmé au 8 juin 2026 l’audience en appel concernant Hassan Aouadi, Salah Zerfa, Hassan Mezhoud, Aïssa Filali, Lotfi Gouri, Mohamed Tebainia et Mohamed Fawzi Ounissi. Leur pourvoi a été accepté après leur condamnation à une amende ferme de 100 000 dinars algériens chacun pour outrage à corps constitué.
Cette nouvelle échéance judiciaire intervient après une série de décisions importantes. Plusieurs prévenus ont en effet été acquittés d’accusations particulièrement graves, notamment de complot contre l’État, d’atteinte à l’intégrité du territoire national, d’atteinte à la sûreté de l’État, d’incitation à la haine, de participation à un rassemblement non armé et de diffusion d’informations considérées comme susceptibles de troubler l’ordre public.
Parmi les personnes acquittées figurent Lotfi Gouri, Salah Zerfa, Hassan Mezhoud, Aïssa Filali, Mohamed Tebainia, Mohamed Fawzi Ounissi, Karima Daoudi, Samia Mouadjdia et Hassan Aouadi. Karima Daoudi et Samia Mouadjdia ont également été blanchies de l’accusation d’outrage à une institution constituée. Le tribunal a par ailleurs ordonné la restitution des biens saisis.
Ces acquittements soulignent l’importance du respect scrupuleux des garanties judiciaires tout au long des procédures. Lorsqu’une affaire repose sur des accusations aussi lourdes, l’issue du procès rappelle combien la présomption d’innocence et les droits de la défense doivent demeurer au centre du fonctionnement de la justice.
L’audience du 8 juin sera suivie avec attention par celles et ceux qui restent attachés à la protection des libertés fondamentales. Au-delà du parcours judiciaire des personnes concernées, cette affaire continue d’alimenter le débat sur l’indépendance de la justice, l’exercice des droits civiques et la place de l’engagement citoyen dans la société algérienne.
Dans ce contexte, l’exigence d’une justice impartiale et respectueuse des droits fondamentaux demeure plus essentielle que jamais.
Source : DJAZAÏR HORRA DÉMOCRATIA