Algérie : Riposte Internationale dénonce la condamnation de Wafia à cinq ans de prison ferme pour des publications Facebook
Riposte Internationale a pris connaissance avec une vive préoccupation de la condamnation de Madame Wafia à cinq ans de prison ferme, prononcée dans le cadre d’une première affaire, alors que d’autres poursuites sont toujours en cours à son encontre.
Les chefs d’inculpation retenus — appartenance à un mouvement terroriste, complot contre la nation, collusion avec des chaînes étrangères, atteinte à l’unité nationale et incitation au séparatisme — reposent exclusivement sur des échanges tenus sur le réseau social Facebook.
Riposte Internationale considère que cette condamnation est disproportionnée et révélatrice d’une dérive inquiétante : la pénalisation de la liberté d’expression et d’opinion. Assimiler des publications en ligne, en l’absence d’actes matériels violents avérés, à du terrorisme ou à un complot contre l’État relève d’une interprétation extensive et dangereuse du droit pénal.
Nous rappelons que l’Algérie est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont l’article 19 garantit la liberté d’expression. Les engagements internationaux de l’Algérie, ainsi que sa propre Constitution, protègent le droit de tout citoyen à exprimer des opinions, y compris critiques, sans crainte de représailles judiciaires.
La multiplication des poursuites contre Madame Wafia fait craindre une stratégie d’acharnement judiciaire destinée à la maintenir en détention. Un appel a été annoncé par sa défense. Riposte Internationale suivra avec attention cette procédure et appelle la justice algérienne à garantir un procès équitable, conforme aux standards internationaux.
En conséquence, Riposte Internationale
- Dénonce une peine qui apparaît comme une sanction politique d’une opinion exprimée en ligne.
- Exige la libération immédiate de Madame Wafia et l’abandon de toutes les charges liées à l’exercice de sa liberté d’expression.
- Appelle les autorités algériennes à cesser d’utiliser la législation antiterroriste pour réprimer les voix dissidentes.
- Saisit les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la liberté d’expression et sur l’indépendance des juges et des avocats.
La lutte contre le terrorisme ne peut servir de prétexte à la criminalisation du débat. Faire taire les citoyens sur les réseaux sociaux ne renforce pas l’unité nationale : cela fragilise l’État de droit.
Paris : 21 Avril 2026
