DÉCLARATION

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Halte à la censure : Solidarité avec Fatma Oussedik, les éditions KOUKOU et la librairie des Beaux-Arts d’Alger

Riposte Internationale condamne avec la plus grande fermeté l’acte de censure commis samedi dernier à Alger. La vente-dédicace du livre Les identités rebelles de la sociologue Fatma Oussedik, édité par la société KOUKOU, a été interrompue par une intervention policière au sein de la librairie des Beaux-Arts, une institution dans le paysage culturel de la capitale. Les identités rebelles, est le fruit de plusieurs années de recherches sur l’histoire et la sociologie de la Vallée du Mzab. Ce n’est pas une provocation. C’est un travail scientifique et mémoriel qui restitue la réalité historique de la pentapole.

Nous dénonçons ici une triple violence : contre l’autrice, contre son éditeur et contre le public. Interdire un livre, c’est décréter que le peuple est incapable de réfléchir par lui-même, inapte au discernement. C’est brandir la censure au nom d’une prétendue protection, ou pour éviter, dit-on, que des croyances ou des susceptibilités ne soient heurtées. Ce paternalisme autoritaire est une insulte et vécu comme une humiliation. Il nie aux Algériennes et aux Algériens leur droit fondamental de choisir, de lire, de débattre.

Riposte Internationale rappelle que cette décision ne repose sur aucun fondement juridique et constitue une violation claire des principes fondamentaux du droit ainsi que de la Constitution du pays, notamment dans ses articles 51, 52, 53, 54, 55 74, 75, 76 de la constitution. 

En conséquence, Riposte Internationale :

1. Exprime sa pleine solidarité avec Fatma Oussedik, les éditions KOUKOU et l’équipe de la librairie des Beaux-Arts d’Alger.

2. Exige la réouverture immédiate et sans condition de la librairie des Beaux-Arts.

3. Exige l’arrêt des pressions contre son éditeur victime d’ un acharnement sans précédent.

4. Rappelle aux autorités algériennes leurs engagements internationaux en matière de liberté d’expression, d’édition et de droits culturels.

5. Affirme que la recherche sur l’histoire du Mzab, comme sur toute composante de l’identité algérienne, doit circuler librement.

6. Rappelle au gouvernement algérien ses obligations constitutionnelles et lui enjoint de donner des directives claires à l’ensemble des autorités compétentes afin de faire cesser toute restriction aux libertés individuelles et collectives.

Paris le 19 avril 2026

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