Communiqué : Riposte Internationale apporte son soutien à Hassan Bouras et toutes les voix emprisonnées pour la liberté d’expression

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En ce 22 octobre 2026, à l’occasion de la Journée nationale de la presse, notre soutien va à celles et ceux qui, comme Hassan Bouras, paient le prix de leur liberté de parole. Nous republions cette lettre de Hassan Bouras, écrite depuis sa cellule à la prison d’El Abiodh Sidi Cheikh, comme un rappel puissant des exigences de la liberté d’expression, de l’indépendance de la presse et de la solidarité entre journalistes.

Lettre de Hassan Bouras à ce qu’il reste de conscience dans la presse

« Chers confrères journalistes, chères consœurs journalistes,

Vous allez célébrer le 22 octobre la Journée nationale de la presse, vous vous réunirez autour de tables où vous mangerez et boirez ce qu’il y a de plus délicieux, on vous distribuera des attestations honorifiques, des prix et des primes, et on vous adressera des discours ronflants et brillants. Et ce, au moment même où certains de vos confrères, dont vos amis journalistes, croupissent derrière les murs des prisons, dans les ténèbres de cellules sordides, se nourrissant de repas encore plus sordides et dormant sur une literie usée et nauséabonde.

La presse écrite, audiovisuelle et visuelle sera présente, les journalistes, les directeurs de journaux et de chaînes, les rédacteurs en chef seront présents, mais à coup sûr, en ce jour, la liberté d’expression sera absente.

Gloire à tous ceux qui ont dit « non » face à ceux qui ont dit « oui », gloire à toutes les voix qui se sont accoutumées à la liberté et à la dignité, et heureuses soient les plumes qui ont refusé de se courber et de se soumettre. Aucune compassion pour les têtes baissées, les consciences en faillite, les voix souillées et les plumes affairistes.

Et celui qui renonce à sa liberté renonce peut-être à son humanité (Jean-Jacques Rousseau).

Hassan Bouras – Cellule n°2, quartier de haute sécurité, Prison d’El Abiodh Sidi Cheikh. »

Alors que la profession célèbre sa journée, Riposte Internationale ne peut pas oublier celles et ceux qui sont privés de liberté. Une presse digne de ce nom ne peut se réjouir pleinement tant que des journalistes et des voix libres restent emprisonnés pour le simple exercice de leur fonction.

Riposte Internationale exprime sa solidarité avec Hassan Bouras et avec tous les journalistes détenus pour leurs paroles, leurs écrits ou leur engagement pacifique. Les chiffres du Committee to Protect Journalists font état de 7 journalistes emprisonnés actuellement en Algérie.

Nous réaffirmons notre attachement à la liberté d’expression, au droit d’informer et au respect des droits fondamentaux. La liberté de la presse ne se célèbre pas uniquement dans les discours, elle se défend par des actes, du courage et une solidarité sans faille.

Sources : Hassan Bouras, Committee to Protect Journalists.

Le 22 octobre 2026.

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