Quand l’opinion devient un délit
Aujourd’hui comme hier, la liberté d’expression et d’opinion semblent placées dans le box des accusés.
Dans un contexte où la parole libre devrait être protégée, dire la vérité devient un risque. Exprimer une opinion, débattre, questionner… autant d’actes qui devraient nourrir la vie démocratique, mais qui exposent désormais leurs auteurs à des poursuites.
Comment peut-on convoquer un homme politique et responsable de presse pour ses prises de position ?
Comment le débat politique, social et économique peut-il être considéré comme une menace, au point de devenir un motif d’inculpation, voire d’emprisonnement ?
Nous sommes en 2026.
Dans un pays comme Algérie, qui a payé le prix fort pour sa liberté, avec plus d’un million de martyrs, ces questions résonnent avec une gravité particulière.
Est-il acceptable aujourd’hui que les libertés individuelles et collectives soient remises en cause ?
Peut-on accepter que la parole soit surveillée, encadrée, sanctionnée ?
Le silence qui interroge
Où est l’opposition ?
Pourquoi si peu de voix s’élèvent, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, face à ce qui apparaît comme une injustice ?
Ce silence interroge, Il inquiète.
Et surtout, il pose une question essentielle : à qui profite-t-il ?
Une solidarité nécessaire
Face à cette situation, il est impératif de rappeler un principe fondamental :
L’opinion n’est pas un crime.
Le comité de soutien exprime sa pleine solidarité avec Abdelkrim Zeghileche, ainsi qu’avec l’ensemble des détenus et détenues d’opinion en Algérie.
Défendre la liberté d’expression, ce n’est pas défendre une personne ou une idée en particulier.
C’est défendre un droit universel, celui de penser, de s’exprimer et de débattre sans crainte.
Calendrier judiciaire
La première affaire est fixée au mardi 14 avril 2026.
Elle sera suivie de deux autres audiences prévues le 27 avril 2026, puis d’une affaire programmée le 6 mai 2026, et enfin d’une dernière audience fixée au 7 mai 2026.
Pour une Algérie libre
Plus que jamais, il est nécessaire de réaffirmer une ambition collective :
Une Algérie libre, démocratique et indépendante.
Parce que le silence imposé n’est pas une justice.
Parce que la liberté ne se négocie pas.