BOUIRA : LE PARQUET REQUIERT L’AGGRAVATION DES PEINES CONTRE MASSINISSA REZIG ET MOUNIRA SEMMACHE

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Le militant et ancien détenu d’opinion Massinissa Rezig et Mounira Semmache, fille de l’ancien détenu d’opinion Yahia Semmache, ont comparu devant la chambre pénale de la cour de Bouira, dimanche 25 octobre 2026, dans le cadre de leur procès en appel. Le parquet a requis l’aggravation des peines prononcées en première instance. Le verdict est attendu le 8 novembre prochain.

Les deux prévenus avaient été condamnés en première instance à une peine d’un an de prison chacun, dont six mois ferme et six mois avec sursis. Lors de l’audience en appel, le ministère public a demandé un alourdissement de ces condamnations. À l’issue de l’audience, la cour a mis l’affaire en délibéré et fixé le prononcé de sa décision au 8 novembre 2026.

Massinissa Rezig, un militant déjà confronté à des poursuites

Originaire d’Aït Leqsar, dans la wilaya de Bouira, Massinissa Rezig est un militant et producteur kabyle ayant déjà fait l’objet de poursuites en lien avec ses prises de position publiques.

Il aurait été convoqué en novembre 2020 à Alger dans une affaire liée à son intervention lors d’une manifestation du Hirak, le 21 février 2020. Il lui était notamment reproché d’avoir pris position en faveur de Ferhat Mehenni lors d’un incident impliquant une banderole déployée pendant la manifestation. La procédure avait alors fait l’objet d’un report.

Mounira Semmache, fille de Yahia Semmache, ancien détenu d’opinion, comparaît également dans la présente affaire.

Les informations disponibles ne précisent pas les chefs d’accusation retenus contre les deux militants dans cette procédure en appel.

Riposte Internationale exprime sa solidarité

Riposte Internationale exprime sa préoccupation face aux réquisitions d’aggravation des peines prononcées contre Massinissa Rezig et Mounira Semmache.

Notre organisation rappelle que la liberté d’expression, la liberté d’opinion et le droit à un procès équitable constituent des droits fondamentaux qui doivent être pleinement garantis.

Riposte Internationale appelle au respect de l’ensemble des garanties judiciaires, notamment la présomption d’innocence et les droits de la défense, et exprime son entière solidarité avec les deux militants et leurs proches.

Le verdict est attendu le 8 novembre 2026 devant la cour de Bouira.

Riposte Internationale — 26 octobre 2026.

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