Belaïd Chorfi entame une grève de la faim : un nouveau cri d’alerte depuis la prison de Tizi Ouzou

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Le climat carcéral en Algérie continue d’inquiéter alors qu’un nouveau détenu d’opinion, Belaïd Chorfi, a annoncé son entrée en grève de la faim à la prison de Tizi Ouzou. Depuis le 20 novembre 2025, Chorfi a cessé toute alimentation, utilisant cette méthode extrême comme ultime moyen de protestation contre les injustices et les abus dont il affirme être victime depuis son arrestation.

Un détenu d’opinion condamné lourdement

Belaïd Chorfi a été condamné en première instance, puis confirmé en appel, à quatre ans de prison ferme. Une décision qui, selon de nombreux défenseurs des droits humains, s’inscrit dans une dynamique plus large de criminalisation de l’expression politique et citoyenne.

Son dossier soulève plusieurs inquiétudes : manque de transparence, accusations floues, et procédures expéditives dénoncées par ses avocats et ses proches.
Aujourd’hui, en optant pour la grève de la faim, Chorfi tente d’alerter l’opinion publique sur ce qu’il décrit comme des traitements injustes et arbitraires.

La grève de la faim : un acte de désespoir

La grève de la faim est souvent adoptée par des détenus comme ultime recours lorsque toutes les autres voies — recours judiciaires, plaintes, demandes d’audience — se heurtent à un mur.
Pour Belaïd Chorfi, cette décision reflète un profond sentiment d’abandon et de désespoir face à une situation qu’il juge insoutenable.

Son état de santé pourrait rapidement se dégrader, comme cela a été le cas pour d’autres détenus d’opinion ayant eu recours à ce type de protestation. Les risques, parfois irréversibles, sont connus : perte de poids extrême, défaillance d’organes, voire décès en l’absence de prise en charge médicale adaptée.

Un contexte national préoccupant

Cette grève de la faim intervient dans un contexte plus large de tensions autour des libertés publiques en Algérie. De nombreux militants, journalistes et citoyens engagés continuent d’être arrêtés pour leurs opinions ou leurs publications sur les réseaux sociaux.

Les organisations de défense des droits humains soulignent la nécessité d’une réforme profonde des pratiques judiciaires et pénitentiaires, ainsi que la libération immédiate des détenus d’opinion, dont Belaïd Chorfi.

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