L’activiste algérien Omar Aït Larbi, figure connue de la contestation dans la région de Béjaïa, a été remis en liberté après une interpellation récente. Il a toutefois reçu une nouvelle convocation à se présenter devant les services de sécurité de la daïra d’El Kseur le lundi 6 juillet, dans le cadre d’une enquête portant sur des publications diffusées sur Facebook. Son téléphone portable aurait également été saisi lors de la procédure.
Cette nouvelle affaire s’inscrit dans une série de poursuites et de convocations répétées visant l’activiste ces dernières années.
Un militant engagé et régulièrement ciblé
Omar Aït Larbi est un militant algérien originaire de la wilaya de Béjaïa, actif notamment dans les mouvements citoyens et les dynamiques issues du Hirak. Il est connu pour ses prises de position critiques à l’égard des autorités et pour ses publications sur les réseaux sociaux concernant la situation politique et sociale en Algérie.
Depuis plusieurs années, il fait l’objet de multiples arrestations, gardes à vue et condamnations judiciaires, souvent liées à ses publications ou à son activisme. Selon plusieurs articles de presse, il a déjà été poursuivi pour « diffusion de publications de nature à nuire à l’intérêt national » et a fait face à des peines allant jusqu’à plusieurs mois de prison avec sursis ou ferme, ainsi qu’à des amendes.
En février 2024, il avait déjà été arrêté à El Kseur, placé en garde à vue, puis poursuivi dans le cadre d’une enquête similaire portant sur ses activités en ligne.
Un climat de surveillance des réseaux sociaux
Les poursuites visant Omar Aït Larbi s’inscrivent dans un contexte plus large de contrôle des contenus publiés sur les réseaux sociaux en Algérie, où plusieurs militants et citoyens ont été interrogés ou condamnés pour des publications jugées sensibles par les autorités.
Dans plusieurs affaires similaires, des activistes ont été convoqués pour des posts Facebook ou des prises de position publiques, illustrant une tension persistante entre liberté d’expression et encadrement judiciaire du discours politique en ligne.
Une nouvelle convocation, un cycle qui se répète
Dans le cas présent, la convocation prévue début juillet porte à nouveau sur des publications Facebook. Le fait que son téléphone ait été saisi laisse penser à une analyse de ses échanges numériques dans le cadre de l’enquête.
Pour ses soutiens, il s’agit d’une nouvelle étape dans ce qu’ils décrivent comme un harcèlement judiciaire récurrent. Pour d’autres observateurs, ces procédures s’inscrivent dans le cadre légal encadrant les publications publiques et la sécurité nationale.
Source : François Van de Poel.