Le militant Malek Sebahi a été arrêté le jeudi 23 juillet à Béjaïa, selon un communiqué relayé par plusieurs militants et défenseurs des droits humains. Son arrestation a suscité de nouvelles réactions dénonçant la poursuite des arrestations visant des personnes engagées dans l’expression d’opinions critiques et réclamant sa libération ainsi que celle de l’ensemble des détenus d’opinion en Algérie.
Dans leur déclaration, les auteurs du communiqué estiment que cette arrestation s’inscrit dans la continuité d’une politique de répression des voix dissidentes. Ils dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales et appellent les autorités algériennes à mettre fin aux poursuites visant les militants, journalistes et défenseurs des droits humains en raison de leurs opinions ou de leurs activités pacifiques.
Malek Sebahi est régulièrement confronté à des poursuites judiciaires. En avril 2025, il avait été entendu par un juge d’instruction avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une information judiciaire. Quelques mois auparavant, le tribunal de Béjaïa l’avait condamné, aux côtés de l’ancien détenu d’opinion Zahir Moualoui, à une peine d’un an de prison ferme et à une amende de 200 000 dinars, sans mandat de dépôt à l’audience. Les deux hommes étaient poursuivis pour « diffusion de publications de nature à nuire à l’intérêt national » et « propagation volontaire de fausses informations et tendancieuses portant atteinte à l’ordre et à la sécurité publique ».
Cette nouvelle arrestation intervient dans un contexte où plusieurs organisations nationales et internationales continuent d’exprimer leurs préoccupations face aux restrictions pesant sur la liberté d’expression, la liberté d’association et les activités des militants en Algérie. Les appels à la libération de Malek Sebahi s’inscrivent ainsi dans des revendications plus larges en faveur du respect des libertés fondamentales et de la libération des personnes détenues en raison de l’exercice pacifique de leurs droits.