Défaillance du Ministère des Moudjahidine face à une urgence médicale vitale.
Un ancien Commandant de la révolution, âgé de 92 ans, laissé sans prise en charge malgré une urgence cardiaque nécessitant un transfert médical impossible à réaliser en Algérie.
Je publie aujourd’hui cette lettre face à une situation médicale grave concernant mon père, le Commandant Azzedine, 92 ans, actuellement hospitalisé en urgence.
Je demande simplement qu’une décision soit prise pour une prise en charge urgente.
Merci à ceux qui prendront le temps de lire et de partager.
Madame, Monsieur,
Je vous adresse cet appel afin d’alerter l’opinion publique et les médias sur une situation que je considère grave, urgente et profondément choquante.
Mon père, le Commandant Azzedine, 92 ans, a été hospitalisé en urgence pour une pathologie cardiaque sévère. Les médecins ont confirmé la nécessité d’une intervention urgente. Cette intervention n’est malheureusement réalisable nulle part en Algérie selon les spécialistes consultés.
Depuis plusieurs mois, nous avons multiplié les démarches auprès des autorités concernées afin d’obtenir une prise en charge et un transfert médical à l’étranger.
À ce jour, aucune décision concrète n’a été prise.
Les réponses que nous recevons sont toujours les mêmes :
“on va voir”, “on attend les documents”, “on va appeler”, “le dossier est en cours”, “on vous rappellera”.
Mais pendant ce temps, il s’agit d’un homme entre la vie et la mort.
Comment peut-on répondre ainsi à une famille qui alerte sur une urgence vitale ?
Comment peut-on demander d’attendre des démarches administratives alors que la situation est médicale, immédiate et potentiellement irréversible ?
Mon père n’est pas un dossier administratif. C’est un homme malade.
Il est aussi un géant de la révolution, comme tant d’autres hommes de sa génération, qui ont donné une partie de leur vie à ce pays par devoir, par conviction et par amour de la patrie.
Je le dis sans aucune prétention : il ne s’agit ni de privilège ni de faveur.
Il s’agit d’un droit fondamental : le droit d’être soigné.
Dans un État, une urgence vitale ne devrait jamais être suspendue à des lenteurs administratives ou à des réponses évasives. Une décision de prise en charge devrait pouvoir être prise rapidement, pas après des mois d’attente.
Aujourd’hui, mon père a été renvoyé à domicile sans solution concrète, malgré l’absence d’alternative médicale dans le pays.
Le Ministère des Moudjahidine a failli à ses responsabilités en ne prenant aucune mesure concrète malgré des mois d’alertes répétées concernant une urgence vitale.
Je considère cette situation comme une défaillance grave dans la prise en charge d’une urgence médicale et dans le suivi d’un dossier humainement critique.
Je souhaite alerter les médias et l’opinion publique sur cette réalité : un homme malade, affaibli, est aujourd’hui laissé dans l’attente face à des réponses administratives qui ne correspondent en rien à la gravité de sa situation.
Je demande une décision immédiate de prise en charge et de transfert médical.
Le temps administratif ne peut pas remplacer le temps médical.
Je reste disponible pour tout complément d’information ou document médical.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Source : Lamia Chellali