Annaba – Le parquet a requis une peine de six (06) mois de prison ferme ainsi qu’une amende financière à l’encontre du journaliste Mostafa Ben Djamâa, poursuivi dans une affaire liée à ses publications et à son activité d’information.
Le journaliste est poursuivi pour des chefs d’accusation graves, notamment :
la « publication de contenus exposés au public de nature à porter atteinte à l’intérêt national »,
la « diffusion de fausses nouvelles ou d’informations tendancieuses auprès du public, de nature à porter atteinte à la sécurité publique ou à l’ordre public ».
Selon les informations disponibles, le délibéré a été fixé au 17 février 2026, date à laquelle la décision judiciaire sera rendue.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de pressions croissantes sur les journalistes, les militants et les acteurs de la société civile en Algérie. De nombreuses organisations de défense des droits humains dénoncent depuis plusieurs années une utilisation de l’appareil judiciaire comme outil de dissuasion contre la liberté d’expression, la presse indépendante et le droit à l’information.
Pour les observateurs, ce type de poursuites participe à l’instauration d’un climat de peur et d’autocensure, où l’exercice du métier de journaliste devient un acte à risque, exposant les professionnels des médias à des sanctions pénales pour leurs écrits, leurs enquêtes ou leurs publications.
La situation de Mostafa Ben Djamâa suscite une vive inquiétude parmi les défenseurs de la liberté de la presse, qui rappellent que le journalisme ne peut être assimilé à un délit, et que la protection de la liberté d’informer constitue un pilier fondamental de tout État de droit.
À l’approche du verdict, de nombreux appels à la mobilisation, à la solidarité professionnelle et au respect des libertés fondamentales se multiplient, en soutien au journaliste et, plus largement, à l’ensemble des professionnels de l’information poursuivis pour leurs opinions ou leur travail.