Algérie : trois ans de prison requis contre Boualem Boudissa

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Boualem Boudissa a comparu ce mardi devant le tribunal de Chéraga dans le cadre de poursuites liées notamment à des publications diffusées sur les réseaux sociaux. Selon les informations communiquées par l’intéressé, le parquet a requis trois ans de prison et 100 000 dinars d’amende. Le jugement est attendu le 5 octobre 2026.

L’affaire avait déjà été reportée au 28 septembre. Boualem Boudissa fait notamment face à des accusations liées à l’atteinte à l’intégrité du territoire national, à l’offense au président de la République et à la diffusion de contenus en ligne.

Cette procédure intervient dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la liberté d’expression en Algérie. Le Committee to Protect Journalists a rapporté à ce jour sept journalistes détenus en Algérie, dans un contexte où les militants et internautes sont également souvent poursuivis en raison de leurs publications ou de leurs prises de position sur les réseaux sociaux.

Riposte Internationale condamne les poursuites contre l’expression politique

Riposte Internationale condamne l’utilisation du droit pénal contre l’expression pacifique des opinions politiques et citoyennes.

Nous demandons aux autorités algériennes de respecter pleinement la liberté d’expression, à garantir un procès équitable.

Nous attendons des autorités qu’elles mettent fin aux poursuites qui visent des personnes pour leurs opinions ou leurs publications quand elles relèvent de l’exercice pacifique de leurs libertés fondamentales.

Source : Boualem Boudissa, Committee to Protect Journalists (CPJ).

Le 29 septembre 2026.

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