Le procès de l’avocat Me Mehdi Zidane, de l’universitaire Fodil Boumala, du syndicaliste Naïm Saïdi, du militant Fateh Kaced et de leurs coaccusés a été programmé pour le 9 décembre 2026 devant le tribunal criminel de première instance près la cour de Tizi Ouzou, selon l’avocate Me Samira Drioueche.
Cette affaire avait connu un tournant le 27 janvier 2025, lorsque la chambre d’accusation de la cour de Tizi Ouzou avait décidé de renvoyer les mis en cause devant le tribunal criminel. Selon les avocats, les poursuites portaient notamment sur l’« appartenance à une organisation terroriste », en vertu de l’article 87 bis du Code pénal. Me Samira Drioueche précise toutefois que les prévenus sont poursuivis pour des délits.
Plusieurs figures du militantisme et du Hirak sont concernées par cette procédure. Fodil Boumala, universitaire, journaliste et figure du mouvement populaire de 2019, a déjà connu la détention provisoire avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire dans une précédente affaire. Il reste également connu pour ses prises de position critiques sur la situation politique et sociale en Algérie.
De son côté, Naïm Saïdi, enseignant syndicaliste, avait été arrêté le 14 octobre 2022 à Tizi Ouzou et placé en garde à vue, suscitant une vague de solidarité parmi ses collègues universitaires.
Fateh Kaced, ancien détenu d’opinion, avait été arrêté en mai 2024. Il avait observé une grève de la faim de trente jours pour protester contre sa détention. Remis en liberté en 2025, il avait bénéficié, selon Me Mohamed Halla, d’une substitution de sa peine de prison restante par un travail d’intérêt général, et non d’une grâce présidentielle.
L’avocat Me Mehdi Zidane figure également parmi les principaux mis en cause. Quant à Mohand Amechtouh Diaf, également cité dans l’annonce, peu d’informations publiques sont disponibles sur son parcours. Les noms de Nabil Lamrani et Belkacem Laazili figuraient aussi dans les précédentes communications relatives au dossier.
La tenue de cette audience, près de deux ans après la décision de renvoi, devrait permettre de clarifier les accusations retenues contre chacun des prévenus dans cette affaire qui concerne plusieurs acteurs de la société civile algérienne.
Sources : Riposte Internationale, Me Samira Drioueche, ADN news, Le Matin d’Algérie, Algérie Focus