Riposte Internationale

Algérie : Raouf Farah témoigne après 8 mois de « détention arbitraire »

FotoJet

Le chercheur algérien Raouf Farah a été libéré jeudi après 8 mois de détention. Dans un message publié sur Twitter, il est revenu sur cette « expérience douloureuse » tout en réaffirmant ses convictions politiques et son intention de poursuivre son combat pour les droits humains en Algérie.

« Après plus de 8 longs mois de détention arbitraire, j’ai quitté le centre de détention de Boussouf (Constantine) jeudi dernier », a déclaré Raouf Farah dans un message publié après sa libération. « Je suis en bonne forme mentalement et physiquement et je m’adapte progressivement. Je suis très heureux de voir les signes de soulagement et de joie sur les visages de mes proches qui ont enduré cette épreuve à mes côtés avec courage et patience », a-t-il ajouté.

Arrêté en février dernier, ce chercheur spécialiste de l’Afrique du Nord et du Sahel a été condamné à 8 mois de prison ferme et 12 mois de prison avec sursis par la justice algérienne.

« Je suis libre, mais je n’ai pas été acquitté puisque la justice algérienne m’a condamné à huit mois de prison et 12 mois avec sursis. Je demande toujours mon acquittement dans cette affaire, c’est pourquoi un appel est actuellement en cours d’enregistrement devant la Cour suprême algérienne », a-t-il précisé.

Raouf Farah a tenu à remercier toutes les personnes qui l’ont soutenu pendant cette « expérience douloureuse et enrichissante à bien des égards ». Il a affirmé que ses « convictions et sa détermination restent fermes » et qu’il comptait reprendre ses recherches sur l’Afrique du Nord et le Sahel et continuer de « contribuer à la construction d’une Algérie démocratique et moderne ».

Son arrestation en février dernier avait suscité l’inquiétude de la communauté universitaire et des défenseurs des droits humains. Amnesty International avait appelé les autorités algériennes à abandonner les poursuites à son encontre et à le libérer immédiatement.

Hassan G.