L’activiste algérien Mustapha Guira et son fils Farid Guira ont été arrêtés samedi 26 septembre 2026 vers 13 heures par des éléments de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI) relevant de la Sûreté de la wilaya d’Alger. L’interpellation s’est déroulée dans le secteur de Safsafa, à Aïn Naâdja, et le domicile familial a été perquisitionné. Les deux hommes ont ensuite été placés en garde à vue.
Les circonstances exactes de cette arrestation ainsi que les motifs des poursuites engagées contre eux ne sont, à ce stade, pas publiquement établis.
Un militant déjà lourdement condamné
Cette nouvelle arrestation intervient quelques mois après la libération de Mustapha Guira, en avril 2026, au terme de plusieurs procédures judiciaires et peines d’emprisonnement, qui l’ont maintenu en détention plusieurs années. Militant politique et défenseur des droits humains, Mustapha Guira est engagé depuis plusieurs décennies dans des actions associatives et citoyennes. Il a notamment défendu les droits des chômeurs, soutenu des détenus du Hirak et participé à différentes initiatives de défense des droits humains.
Son parcours a été marqué par de nombreuses arrestations. Après plusieurs interpellations dans les années 2010, il avait notamment été arrêté en septembre 2019 dans le contexte du Hirak et condamné à une peine d’emprisonnement, réduite en appel. En avril 2021, il avait de nouveau été placé en détention dans le cadre d’une procédure concernant plusieurs militants.
Son parcours personnel a également été marqué par le décès de son fils Abdel Raouf, survenu le 22 mai 2022. Mustapha Guira, alors détenu, avait été autorisé à voir le corps de son fils mais pas à assister à ses funérailles.
Riposte Internationale demande des explications
Riposte Internationale condamne l’arrestation de Mustapha Guira et de son fils Farid et demande que toute procédure engagée à leur encontre respecte strictement leurs droits fondamentaux et les garanties d’un procès équitable.
Nous réclamons que les autorités algériennes communiquent rapidement sur les motifs de ces arrestations, garantissent l’accès des deux hommes à leurs avocats et à leurs proches, et veillent au respect de leur intégrité physique et morale.
Nous appelons également à la transparence concernant la perquisition du domicile familial et demandons que nul ne soit poursuivi pour ses opinions ou son engagement pacifique en faveur des droits humains.
Le 28 septembre 2026.