Le militant Lyes Slidj a annoncé sa libération après avoir été interpellé dans la matinée par les forces de sécurité algériennes, pour des raisons qu’il affirme toujours ignorer. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il dénonce les arrestations répétées dont il fait l’objet et réaffirme son innocence concernant une affaire d’incendies.
Selon son témoignage, Lyes Slidj aurait été conduit par les forces de sécurité avant d’être relâché quelques heures plus tard. Face aux interrogations entourant l’affaire des incendies, il affirme n’avoir aucun lien avec ces événements et souligne qu’il se trouvait déjà en détention pendant les cinq jours au cours desquels les faits se seraient produits.
Le militant précise également que son téléphone, accessible sans code de protection, aurait pu être examiné librement par les services de sécurité, sans qu’aucun élément compromettant n’ait été découvert, selon ses déclarations.
Dans son message, Lyes Slidj dénonce également les pressions psychologiques qu’il affirme subir en raison des arrestations et des restrictions répétées depuis le 22 février 2019. Il évoque notamment plusieurs interpellations au cours du dernier mois, dont les motifs lui resteraient inconnus.
Cette nouvelle interpellation soulève des préoccupations quant au respect des libertés fondamentales et des garanties entourant toute privation de liberté.
Riposte Internationale rappelle que nul ne devrait être privé de liberté pour le seul exercice pacifique de ses droits fondamentaux. Toute interpellation doit reposer sur des motifs légaux, être dûment justifiée et respecter les garanties prévues par le droit international relatif aux droits humains.
Riposte Internationale exprime sa solidarité avec Lyes Slidj et ses proches et réitère son appel au respect des libertés fondamentales et à la protection de toutes les personnes poursuivies ou interpellées en raison de l’exercice pacifique de leurs opinions.
Source : publication de Lyes Slidj sur les réseaux sociaux.