Nous avons appris mercredi 7 octobre 2026 l’audience en appel de l’ex-député et militant politique Khaled Tazaghart a été reportée au 14 octobre 2026 par le Conseil judiciaire de Béjaïa, selon les informations communiquées à propos de l’affaire.
Cette nouvelle audience intervient alors que Khaled Tazaghart avait été acquitté par le tribunal d’Akbou il y a plusieurs mois. Le dossier est désormais examiné en appel, prolongeant ainsi la procédure judiciaire engagée à son encontre. Le report de l’audience maintient donc l’affaire dans l’attente d’un nouvel examen par la juridiction d’appel. À ce stade, l’issue de cette procédure demeure inconnue.
Ancien député, Khaled Tazaghart est également connu pour son engagement dans la vie politique et militante en Kabylie. Son parcours politique et ses prises de position publiques ont notamment fait de lui une personnalité régulièrement présente dans le débat politique algérien. Cet ancien député est particulièrement engagé dans les mobilisations et débats politiques de la région.
Riposte Internationale alerte sur cette menace à la liberté d’expression
Riposte Internationale rappelle la menace présentée par ce maintien de poursuites judiciaires à l’encontre d’un militant politique pour des faits liés à l’expression de ses opinions. Nous appelons à une vigilance particulière quant au respect des libertés fondamentales, et demandons que la procédure soit conduite dans le respect des garanties d’un procès équitable.
Nous rappelons également la liberté fondamentale qu’est la liberté d’expression, et appelons ainsi les autorités algériennes à veiller à ce que l’exercice pacifique d’opinions politiques ne fasse pas l’objet de restrictions.
Riposte Internationale tient à insister sur un point : la situation rappelle que l’Algérie est obligée par ses engagements internationaux de respecter la liberté d’expression et droit à un procès équitable. Dans le cadre de l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), il est reconnu à toute personne le droit de détenir des opinions sans ingérence ainsi que le droit à la liberté d’expression. L’Algérie est partie à ce Pacte depuis 1989, et est donc tenu de respecter les droits qu’il garantit.
Le cas échéant, nous appellerons la communauté internationale à tenir l’Algérie responsable de la violation de ces droits fondamentaux.
Sources : Riposte Internationale.
Le 8 octobre 2026.