Riposte Internationale

Algérie : le procès du journaliste Mustapha Benjama une nouvelle fois reporté

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Le procès pour le premier dossier du journaliste Mustapha Benjama, dit « l’affaire Bouraoui », vient d’être reporté une nouvelle fois au 31 octobre par le tribunal de Constantine. Incarcéré depuis février dernier, Mustapha Benjama a entamé une grève de la faim depuis le 3 octobre pour protester contre sa détention arbitraire.

Rappel des faits. Mustapha Benjamaa est poursuivi dans ce dossier aux côtés d’autres personnes pour « association de malfaiteurs » et « aide à l’immigration clandestine » concernant la fuite à l’étranger en 2019 de l’opposante franco-algérienne Amira Bouraoui.

Initialement poursuivi pour des faits criminels, Mustapha Benjamaa a bénéficié d’un non-lieu partiel en août dernier, requalifiant les charges en délits. Mais depuis le transfert de son dossier fin août, son procès ne cesse d’être reporté, en violation du code de procédure pénale qui prévoit un délai maximum d’un mois.

Cette situation fragilise la santé du journaliste, déjà éprouvée par plus de 7 mois de détention. Sa grève de la faim est un acte désespéré pour dénoncer l’arbitraire judiciaire dont il est victime. Ses soutiens dénoncent « un acharnement politique » et réclament « sa libération immédiate, ainsi que l’abandon de toutes les poursuites. »

Alors que Reporters sans frontières a placé l’Algérie au 134e rang mondial de la liberté de la presse en 2022, le cas de Mustapha Benjamaa illustre une fois de plus la répression qui s’abat sur les journalistes indépendants dans le pays.

Khaled D.