Sa famille réclame une prise en charge adaptée
L’état de santé de la détenue d’opinion Abla Kemari, incarcérée à la prison de Biskra, suscite l’inquiétude de sa famille. Selon ses proches, la première intervention chirurgicale qu’elle a subie en décembre 2025 n’aurait pas donné les résultats escomptés. À l’issue d’une récente visite à l’établissement pénitentiaire de Biskra, la famille d’Abla Kemari, dite « Abla », affirme que son état de santé s’est fortement dégradé depuis l’intervention. Des complications seraient apparues et une nouvelle opération serait envisagée.
La détenue refuserait toutefois de subir cette seconde intervention au sein de la prison. Ses proches estiment que les conditions de détention ne sont pas adaptées à son état de santé et demandent qu’elle puisse être libérée afin de recevoir les soins nécessaires dans un environnement médical approprié et retrouver le soutien de sa famille.
Selon ses proches, Abla devrait quitter la prison le 25 septembre, après avoir purgé sa peine initiale de deux ans. Cette libération pourrait toutefois être remise en cause si un second jugement la condamnant à une année supplémentaire de prison devenait définitif.
Un dossier remontant à 2024
Abla Kemari avait été arrêtée le 27 septembre 2024 sur son lieu de travail et poursuivie notamment pour « apologie du terrorisme », après avoir dénoncé, selon les informations rapportées à l’époque, la précarité et la situation sociale dans le sud de l’Algérie.
Le 6 janvier 2025, le tribunal de Ouargla l’avait condamnée à trois ans de prison ferme et 300 000 dinars d’amende, après un procès au cours duquel le parquet avait requis la même peine assortie d’une amende de 50 000 dinars.
Présentée par ses soutiens comme une détenue d’opinion, Abla Kemari se trouve aujourd’hui au centre d’une nouvelle inquiétude, cette fois liée à son état de santé. Sa famille appelle les autorités à prendre en considération sa situation et à privilégier une solution conforme, selon elle, aux exigences médicales et humanitaires.
Sources : Yamina Baïr, Riposte Internationale.