La chambre d’accusation près la Cour d’appel d’Alger a décidé de renvoyer le dossier du journaliste Abdelwakil Belam devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda. Cette décision intervient dans l’attente de la programmation officielle de son procès.
Ce renvoi devant une juridiction criminelle marque une nouvelle étape judiciaire préoccupante dans l’affaire visant le journaliste, dont le cas suscite l’inquiétude des défenseurs de la liberté de la presse et des droits humains. Le recours à des procédures lourdes contre des professionnels des médias est régulièrement dénoncé comme un moyen de pression sur le travail journalistique et l’expression critique.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de judiciarisation des activités journalistiques en Algérie, où plusieurs journalistes, militants et acteurs de la société civile font face à des poursuites pour des faits liés à leur travail ou à leurs opinions.
Dans l’attente de la date du procès, de nombreux observateurs appellent au respect des garanties d’un procès équitable, ainsi qu’à la protection de la liberté de la presse, considérée comme un pilier fondamental de toute société démocratique.