Abdelwahab Moualek de nouveau ciblé : une arrestation entourée d’incohérences

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Le journaliste et militant algérien Abdelwahab Moualek, régulièrement visé pour ses prises de position et son engagement en faveur des droits humains, a été arrêté hier par la police de Chemini. Il a ensuite été transféré menotté au tribunal de Sidi Aïch dans un fourgon cellulaire, sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie concernant les motifs de cette interpellation.

Un document mystérieux révélé après sa libération

Après avoir recouvré la liberté, Abdelwahab a publié un message sur sa page Facebook, accompagné d’un document dont l’origine soulève de nombreuses questions. Il y explique l’avoir retrouvé alors qu’il était encore menotté durant son transfert :

Dans son post, partagé largement par ses soutiens, il indique avoir récupéré ce document « lors du transfert dans le fourgon cellulaire entre Chemini et Sidi Aïch ».
La façon dont ce document s’est retrouvé entre ses mains interroge, tant sur le plan de la procédure que sur celui des pratiques policières.

Un contexte de pression persistante

Cette arrestation n’est pas un fait isolé. Moualek est l’une des voix les plus ciblées par les autorités depuis plusieurs années, notamment en raison de ses dénonciations publiques de la corruption, de ses enquêtes journalistiques sensibles et de sa présence active sur les réseaux sociaux.
Ses interpellations répétées et les poursuites successives semblent s’inscrire dans un schéma d’acharnement systématique.

Vice de forme, acharnement, ou autre chose ?

Entre le transfert express, l’absence de communication officielle et l’apparition soudaine du document, cette affaire laisse planer un voile d’incohérences.
La question demeure :
S’agit-il d’un simple vice de forme ? D’un acharnement judiciaire ? Ou d’un élément révélateur de pratiques plus graves encore ?

Un dossier qui relance le débat sur les libertés

L’affaire Moualek s’ajoute à une longue liste de cas préoccupants mettant en lumière la fragilisation de la liberté de la presse et de l’expression en Algérie.
Alors que de nombreux défenseurs des droits humains appellent à plus de transparence, l’arrestation d’un journaliste aussi exposé ne fait que raviver les inquiétudes.

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