À la veille du mercredi 29 avril 2026, Karim Djidjeli s’apprête à vivre un moment décisif de son parcours judiciaire et professionnel. La Cour de Béjaïa doit rendre son verdict dans une procédure en cassation liée à une affaire portant sur la diffusion de publications jugées comme portant atteinte à l’intérêt national et constituant un outrage à un corps constitué.
L’affaire intervient après une première décision rendue le 4 décembre 2025 par le tribunal de Béjaïa, qui avait prononcé l’acquittement de Karim Djidjeli. Malgré cette décision, sa situation professionnelle demeure inchangée. Le président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Aokas, également son employeur, a refusé sa réintégration, maintenant sa suspension depuis le 29 juin 2025.
Dans ce contexte, l’enjeu du verdict attendu est double : judiciaire, avec la confirmation espérée de son acquittement, mais aussi humain et professionnel, avec la perspective de retrouver son poste « avec dignité et respect », selon ses propres termes.
Parallèlement, Karim Djidjeli doit comparaître le même jour devant la même juridiction dans une seconde affaire, aux côtés de six syndicalistes. Cette procédure fait suite à une plainte déposée par le président de l’APC d’Aokas, après une mobilisation organisée le 3 septembre 2025 au siège de la mairie. Les collègues de Djidjeli y réclamaient sa réintégration.
Dans cette affaire, le tribunal de Béjaïa avait rendu son jugement en première instance le 5 février 2026. Celui-ci s’était soldé par l’acquittement de Karim Djidjeli ainsi que de quatre syndicalistes, tandis que deux autres, Zidani Sadek et Hadjadj Abdelkader, avaient été condamnés à une peine d’un an de prison avec sursis.
À l’approche de ces échéances judiciaires, Karim Djidjeli affirme rester attaché à ses droits, dans un contexte où les enjeux dépassent le cadre individuel pour toucher à la fois aux libertés d’expression, aux droits syndicaux et aux relations professionnelles au sein des institutions locales.
Le verdict attendu ce mercredi pourrait ainsi marquer un tournant, tant sur le plan juridique que sur celui de sa réintégration professionnelle.